Quand un élève trop turbulent dérange le reste de sa classe de cinquième année, David Benay n'a pas besoin de le gronder. Il lui pointe les deux vélos stationnaires installés près de la porte d'entrée.

«Au lieu de dire à l'élève de s'asseoir et d'arrêter de bouger, je lui dis: "Vas-y, va sur le vélo. Et bouge!" Après un moment, il est calmé et de nouveau capable de se concentrer. C'est moins radical que de le sortir de la classe ou de l'envoyer chez le directeur», raconte-t-il.
Quand un élève trop turbulent dérange le reste de sa classe de cinquième année, David Benay n'a pas besoin de le gronder. Il lui pointe les deux vélos stationnaires installés près de la porte d'entrée.

«Au lieu de dire à l'élève de s'asseoir et d'arrêter de bouger, je lui dis: "Vas-y, va sur le vélo. Et bouge!" Après un moment, il est calmé et de nouveau capable de se concentrer. C'est moins radical que de le sortir de la classe ou de l'envoyer chez le directeur», raconte-t-il.
Nous discutons avec André Larouche, Directeur de l'é.é.p. Jeanne-Sauvé et l'enseignant David Benay du programme Pédaler pour stimuler l’apprentissage qui remporte le prix Ken Spencer pour l'innovation en enseignement et en apprentissage.
Une école primaire d'Ottawa a trouvé une solution originale pour maintenir l'attention des élèves. La direction de l'École Jeanne-Sauvé, dans le quartier Orléans, a installé quelques vélos stationnaires dans chacune de ses classes, afin de faire bouger les élèves et de mieux capter leur attention.

C'est l'enseignant en cinquième année, David Benay, qui a eu cette idée. Lors d'une session de perfectionnement professionnel assez longue, il a lui-même ressenti le besoin de bouger.

« Je me demandais si moi, j'étais incapable de rester assis et concentré, si mes élèves étaient capables. [...